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 Cet instant où le monde vacille [PV Russel]

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Mark De Hurlevent
Elève de 6ème Année à Serdaigle
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MessageSujet: Cet instant où le monde vacille [PV Russel]   Dim 2 Mar - 14:15

*Bureau de la directrice de Poudlard, début de l’après-midi



« Tu m’as bien compris n’est-ce pas ? Je ne veux plus voir ton trafic de devoirs dans l’école »
« oui tantine »
« et c’est aussi valable pour les examens ! »
« oui tantine »
« les tables ensorcelées qui vont apparaître les réponses c’est également terminé ! »
« oui tantine »
« et arrête de m’appeler tantine ! »
« oui tant, heu oui Ira »

Petit silence, tandis qu’Iranoe le regardait d’un air pénétrant Mark se bornait à afficher un air contrit tout en exprimant la plus grande candeur ; une aura d’innocence angélique rayonnait autour de lui

« Mark, j’ai eu une semaine épouvantable, alors s’il te plait tiens-toi tranquille ce week-end »
« oui Ira »
« qu’est-ce que tu as prévu de faire aujourd’hui ? » la suspicion était tout à fait claire
« je vais à la serre de botanique »
« Pardon ? Mark ! Qu’est-ce que je viens de te dire ?! »
« mais non mais non, c’est pour un projet à rendre : tu comprends je dois absolument battre Isis cette fois….. »
« ben voyons….. bon allez fiche-moi le camp ; et Mark ? n’oublie pas de venir prendre le thé avec moi demain »
« oui tantine mrgreen »




*******Serre N°5 de Botanique, un peu plus tard



Les choses commençaient à changer à Poudlard, il y avait dans l’air comme une sorte de mouvement, presque un présage annonciateur ; Mark était un garçon qui se piquait d’une certaine intelligence et d’un sens de l’observation intéressant : il avait petit à petit noté que, incidemment, lentement, mais sûrement, le cours des choses prenait une inflexion qui venait modifier ce à quoi lui et tout un chacun était habitué.

Les professeurs pour commencer : il y avait d’abord cet homme inquiétant qui enseignait la DCFM ; tout le monde semblait le traiter d’une manière particulière, un peu comme si….. comme si il allait soudain faire un carnage parmi ses élèves. Et puis il y avait eu le tragique événement avec le professeur Malacci ; et dernièrement ce qui était arrivé au professeur Mustang. Evidemment il y avait toujours eu des tensions autour du professeur de botanique, Mark savait pertinemment pourquoi : la sinistre époque du règne de Mustang avait fait parti intégrante de l’histoire de sa famille. A l’age de sa majorité ses parents lui avaient beaucoup révélé de ce qui s’était passé, et de leur propre rôle dans la lutte entre les Phénixiens et les Mangemorts. Son père, Henri, avait un temps fait parti des mages noirs en tant qu’infiltré : il avait ainsi approché et « connu » le terrible Heinrish ; pourtant, quand il en parlait, c’était un portrait complexe qu’il dressait de cet homme que la majorité diabolisait…… Mark en avait compris que les choses n’étaient jamais aussi simples que l’on les présentait.
Il y avait aussi autre chose que Mark avait compris, celle-là très tôt car il y était concerné : ne jamais imputer aux enfants les fautes présumées de leurs parents. Les fils et filles d’Heinrish vivaient à Poudlard, et certes rumeurs et médisances avaient eu et auraient toujours bon train, mais par un miracle de tolérance dont il était admiratif, ces enfants-là pouvaient finalement rester à peu près normaux.
Quand il était plus jeune Mark avait vécu l’opprobre jetée sur ses parents : on accusait son père d’avoir participé aux massacres parmi les sbires de Mustang, voire pire……. Son procès avait duré plusieurs mois, mais au final on avait fini par révéler le véritable rôle d’Henri De Hurlevent dans la guerre : lavé de tout soupçons on s’était empressé de le lever au pinacle et de lui attribuer une part de gloire ; mais la blessure restait vive chez eux, leur honneur en avait souffert, et Mark n’avait jamais oublié la manière dont on l’avait lui-même considéré quand on jugeait son père.

Etait-ce pour cela qu’il appréciait Russel Mustang ? Peut-être….. le Serpentard était un bel esprit, acéré et piquant mais vif et intelligent ; il comprenait vite et bien, savait décrypter la pensée de l’autre et au final se révélait un camarade particulièrement intéressant. Entre les deux élèves il y avait un respect mutuel qui s’était établi, et enfin Russel était un client important pour Mark : la difficulté de ses commandes était un défi toujours renouvelé pour le Serdaigle ; parfois il se disait qu’au nom de la science il devrait remercier le Serpentard et lui faire des ristournes. Parfois seulement.


Ici, dans la serre N°5, les élèves avaient le droit de préparer et de s’occuper de leurs propres plantes ; cette activité était réservée aux seuls 5A, néanmoins Mark avait su convaincre qu’on lui laissa un accès à la serre dès sa 4ème année. Depuis il cultivait diverses plantes en tentant des créations puissantes tout en dissimulant avec un grand soin certains végétaux donnant des graines aux effets prohibés……

Plus tôt dans la matinée il avait croisé Russel et, sans que nul autre que les deux complices ne le remarquèrent, il avait imprimé une légère marque dans la paume du serpentard après lui avoir saisi, un instant seulement, l’avant-bras droit. Le message suivant s’était alors inscrit dans la main droite de l’élève.



« Serre N°5, aujourd’hui, 13h48 »




Mark était toujours très prudent dans ses rendez-vous : il ne sortait la marchandise que à l’heure dite et si quelqu’un d’autre avait le malheur de se présenter au moment crucial il décampait aussi sec. Avec Russel cependant il n’y avait jamais de problèmes. Justement le voilà qui arrivait.

Mark – « salut vieux, ravi de te voir ; j’ai finalement pu réaliser ta commande, mais ça m’a donné un mal de chien….. tu pourras te vanter de m’avoir fait bosser toi. Tiens viens voir par là, je veux te montrer quelque chose »

Lentement il déposa avec beaucoup de précaution une toute petite plante qui semblait très fragile ; elle n’avait que 3 branches et seules quelques feuilles y poussait. On aurait dit qu’elle allait tomber en miette dès qu’on l’aurait touché.

Mark – « je te présente mon plus ambitieux projet : un plant de veritaserum ! Une infusion d’une seule de ces feuilles devrait faire le même effet que la bonne vieille potion de vérité. La plante est très délicate et ne donne pas beaucoup de plants mais je pense pouvoir l’améliorer, avant cependant j’aimerai faire quelques tests. Si ça marche je te laisse imaginer les conséquences….. »


Le Serdaigle avait les yeux qui brillaient, puis il détourna le regard et reprit d’un air plus ou moins solennel :

Mark – « Russel mon vieux, je suis profondément désolé de ce qui s’est passé avec ta mère »





Spoiler:
 
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Russel Mustang
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MessageSujet: Re: Cet instant où le monde vacille [PV Russel]   Mar 4 Mar - 21:17

    On ne pouvait pas toujours compter uniquement sur soit, malheureusement. Oh pour Russel si... Il n'y avait que lui qui pouvait veiller sur ses soeurs, que lui pour protéger ses vipères Nyla et Autumn, et visiblement que lui qui pouvait ramener son père. Il avait eu tord sur ce dernier point, quelqu'un d'autre l'avait ramené à sa place. Soit, s'il avait échoué sur cette dernière option, celle qui pendant dix années n'avait été que son but ultime, il pouvait tout de même affirmer que dans les moments délicats, ceux où se jouaient l'un des multiples desseins du Serpentard, il avait besoin du Serdaigle attitré. Celui qui pouvait vous obtenir nombre de choses et qui malgré tout restait muet comme une carpe bien que les commandes de Russel étaient parfois... étranges. De la ciguë pour une antidote, c'était plutôt singulier, même si Mustang se doutait que Mark n'était pas dupe, il s'amusait souvent à lui donner des excuses simplement pour une parole ironique. Un jeu de sarcasme entre les deux camarades. Quelques jours plus tôt, Mustang junior avait donc contacté Mark, qui il devait se l'avouer, appréciait particulièrement. Une haute estime de la part de Russel, qui comptait ses alliés en grand nombre, mais qui avait tendance à fortement restreindre la liste de ses amitiés. Sans doute était-ce parce que le Serdaigle n'avait jamais dit un mot quant à ses diverses commandes. Le mutisme. C'était ce que le Serpentard préférait chez les autres. Il était vrai que ce dernier n'était pas des plus bavards lorsque cela le concernait.

    Ainsi donc, il avait croisé le Serdaigle dans la matinée, qui par un malin subterfuge lui avait donné l'heure et l'endroit du rendez-vous. Russel avait aquiescé, sans mot dire et de son air éternellement froid, puis avait continué son chemin. 13h48. Le Serpentard eut un sourire amusé lorsqu'il vit l'heure affichée dans sa paume. Mark avait le don pour les horaires exacts. A croire que la prochaine fois, il s'amuserait presque à donner les secondes et leurs centièmes. La matinée passa lentement, les cours n'en finissaient pas. A vrai dire Russel pouvait se montrer vif et intéressé lorsque cela en valait la peine, mais dès lors qu'il estimait que c'était une perte de temps, il se contentait à passer l'heure de cours à fixer son crayon qui tournait entre ses doigts fins. Bref passa alors midi, et le jeune homme tint son déjeuner avec ses deux vipères, comme à son habitude. Les conversations éternellement teintées d'ironie et de quelques venins lancés envers ceux qu'ils méprisaient. Des Serpentards en somme, n'allez pas les blâmer... Il lui fallait arriver à l'heure, Russel connaissait cette notion de ponctualité du Serdaigle, et lui même ne supportait pas les personnes qui ne respectaient pas les horaires. Et d'un terme général, on faisait tout pour ne pas éveiller la colère et l'impulsivité du jeune Mustang, qui pouvait éclater d'un moment à l'autre.

    13h48 pile. Il entra dans la serre, la chaleur se fit soudain presque étouffante, mais son visage resta inexpressif, le jeune homme se contenta d'adresser un bref sourire éternellement froid à Mark ainsi qu'un léger signe de tête en guise de salut. Il était rare d'avoir un véritable "Bonjour" de Russel, cela faisait aussi partie de ses particularités étranges. En dehors du fait que la plupart de ses conquêtes le nommaient "le vampire", pour ses canines fort explicites.


    Mark – « salut vieux, ravi de te voir ; j’ai finalement pu réaliser ta commande, mais ça m’a donné un mal de chien….. tu pourras te vanter de m’avoir fait bosser toi. Tiens viens voir par là, je veux te montrer quelque chose »

    Le Serpentard eut un léger rire amusé. Il appréciait fortement ce Serdaigle à la parole franche et rapide, c'était une question de confiance. Bien qu'il n'irait pas jusqu'à dévoiler tous ses projets à Mark. Il fallait tout de même avouer que toutes les personnes utiles à Russel rentraient fatalement soit dans ses marionnettes, soit dans les gens appréciés... avec différentes nuances selon de qui il s'agissait. Russel tendit la main et empoigna la fiole de polynectar.

    R.~ C'est pour une partie de cache-cache... J'ai horreur de perdre.

    Il suivit alors son camarade, qui se posta devant une plante et ses quelques pousses. Le regard noir et implacable de Russel se posa alors sur celle-ci. Sa mère étant anciennement professeur de botanique depuis qu'il était en âge de marcher, Russel avait volontairement acquis de nombreuses connaissances en la matière ne serait-ce que pour faire plaisir à sa mère. Il reconnaissait là, des plants de véritasérum.

    Mark – « Je te présente mon plus ambitieux projet...»
    R.~ ...c'est un...
    Mark - « un plant de veritaserum ! »

    Russel aquiesca alors de son air toujours bien trop froid, mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres blèmes. Il tendit doucement la main vers les pousses, sans geste brusque, tandis que Mark exposait son projet. Le Serpentard fit une moue presque surprise quant à l'ambition parfaite du Serdaigle qui se jouait devant lui.

    R.~ Intéressant, dit-il d'un ton qui se voulait explicite quant à sa future commande.
    Mark – « Russel mon vieux, je suis profondément désolé de ce qui s’est passé avec ta mère »
    R.~ Ce n'est rien. Almadovar l'a poussée à bout, mais tout se paie un jour, pas vrai ?

    Russel aimait les questions réthoriques, et plus encore les sous-entendus catégoriques qu'il lâchait parfois. La rivalité entre les deux familles n'était plus inconnue de tous depuis longtemps. De nouveau le Serpentard eut un sourire amusé, il était bien souvent impossible de savoir ce que ses paroles cachaient réellement. Une sombre ironie ou bien un dessein à mettre à exécution. Il se tourna alors vers le Serdaigle, faire pousser un plant de véritasérum était quelque chose de complexe qui nécessitait une patience à toute épreuve, et une main verte sans égale.

    R.~ C'est du bon boulot, ce que tu fais là.

    Un compliment rare mais sincère.
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Mark De Hurlevent
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MessageSujet: Re: Cet instant où le monde vacille [PV Russel]   Dim 9 Mar - 17:00


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L’on disait par proverbe que les gens très entourés étaient en général très seuls, et que parfois les gens seuls pouvaient au contraire se révélaient très entourés, voire faire l’objet de toutes les attentions. Une manière comme une autre, en somme, d’illustrer l’inexactitude des apparences, la complexité des rapports qui régissaient la vie sociale et active de tout un chacun, même si pour les élèves de Poudlard ces derniers ne faisaient qu’évoluer dans une microcosme centré sur leur école : leur vie et leurs actions se déroulaient à Poudlard, là où tous leurs camarades pouvaient les voir et faire plus ou moins de même ; c’était comme un cercle fermé (pléonasme), on était dedans ou dehors, mais quoiqu’on fasse le cercle était là et on ne pouvait pas s’y soustraire.

Cette réalité, des élèves tentaient malgré tout de s’en affranchir : le jeu constant de l’évasion et de la liberté pour certain, le désir et la fierté de voir ce qu’il y avait « au-delà du cercle » pour d’autres, et enfin il y avait ceux qui se sentaient à l’étroit dans l’école de la magie du Royaume-Uni. Il y avait constamment de quoi occuper leurs esprits et leurs pensées à Poudlard : les cours, les activités, les nouveautés sans cesse renouvelées…… mais tour à tour, avec l’âge et le raisonnement, on en venait à saisir de plus en plus que cela était une sorte de dissipation et de distraction uniforme ; quelques-uns en venaient à soupçonner un complot, ou simplement une volonté de la part des « vieux » de les tenir à l’écart du monde extérieur. Les plus intelligents, et souvent les plus fiers, de ceux qui percevaient ces « murailles » qui entouraient les élèves de Poudlard comprenaient bien vite qu’au-delà d’une quelconque idéologie ils s’agissaient surtout de protéger les élèves et les faire évoluer par étapes dans un monde où les limites étaient simplement petit à petit repoussées. C’était en soi un apprentissage, comme n’importe lequel, visant à amener tout le monde au bout du chemin à la vie de l’école : ça allait vite ou ça allait lentement, mais c’était pareil pour tout le monde. Fin de l’histoire, rideau, circulez y’a rien à voir.


Le Serdaigle aimait les règlements, ou plutôt il les comprenait et n’avait donc à priori pas de problèmes pour les respecter ; malheureusement le caractère fier et orgueilleux de Mark le poussait à vouloir être le premier en bon nombre de choses et ce y compris dans tout ce qui n’avait pas été inventé ou tout simplement osé. Vanité stupide, orgueil éphémère et inutile ? Allez savoir…. Peut-être était-ce simplement sa manière à lui de faire son propre apprentissage. Le rythme était le même pour tous les élèves, mais chaque avait son rythme propre : à ceux qui s’ennuyaient et qui étaient pourvus de la volonté nécessaire, un monde d’occasions et d’opportunités était à porté de main, il eu suffit de s’en saisir. Mark le fit, et de ce jour le règlement n’exista plus pour lui : seul restait ce qu’il prenait de droit et de fait, parce qu’il le voulait et parce qu’il le pouvait. Le pouvoir de la volonté était le seul véritable sésame dans le monde : à celui qui désirait réellement quelque chose il l’obtenait ; on appelait cela le mérite, la chance ou le génie mais au final tout se résumait en ce seul et unique mot : volonté.

Quel était l’intérêt de Mark de trafiquer ainsi potions, plantes, sortilèges, objets enchantés et diverses choses ô combien proscrites dans l’enceinte de Poudlard ? D’où lui venait cette flamme qu’il avait quand il convainquait élèves et professeurs, quand il faisait passer ses marchandises au clair de lune sur un lac à la température glaciale ? Forêt interdite et recoins cachés de Poudlard, c’étaient aussi des lieux qu’il affectionnait, mais dans quel but tout cela ? Par fierté et orgueil ? Oui. Pour pouvoir se dire que lui était l’élève qui allait au-delà du cercle et du muraille de l’école ? Oui. Par goût du pouvoir, de la connaissance et du réseau ? Oui, encore. Parce qu’il avait besoin de s’occuper à quelque chose qui relevait sans cesse du défi et qui le faisait rêver ?
Là était peut-être la plus juste des réponses.

Et dans tout cela, dans tout le système de pensées de Mark, où donc se plaçait l’honnêteté, la franchise, le respect et l’amitié ? Et bien elle était partout, dans chacun de ses actes, car pour autant qu’il sut pertinemment les interdits qu’ils franchissaient allégrement il avait fini par s’imposer à lui-même ses propres limites : jamais au grand jamais il ne consentirait à apporter une marchandise qui eut causé un grand tort à une véritable personne. Trafiquant oui, politicien peut-être, mauvais sorcier jamais.

Un seul élève pouvait se targuer de faire fléchir Mark dans cette résolution, l’unique élève qui symbolisait l’exception ultime du Serdaigle : Russel Mustang, le Serpentard fils aîné du terrible Heinrish Mustang. Russel l’élève qui par sa propre volonté avait su s’élever au-delà de l’image du fils du tyran pour finalement être accepter d’une certaine sorte ; Russel était avant tout Russel, le Serpentard retors et dangereux pour lequel on éprouvait de la crainte. Russel, en premier Russel, et ensuite, vraiment bien après, on pensait finalement à lui comme au fils du plus dangereux mage noir de l’époque. Avait-il de l’amitié profonde pour Russel ? C’était une question à laquelle n’aurait su répondre : seule certitude, l’estime que les deux camarades se portaient, une estime qui venaient du fait qu’eux deux avaient en effet vu « au-delà du cercle de Poudlard » ; une estime qui venait de la propre célébrité, en bien et en mal, de leur parenté ; une estime de deux êtres qui reconnaissaient en l’autre une même volonté aussi puissante et similaire que celle qui l’animait. L’estime de ceux qui se ressemblent.


Russel ne serait pas mouillé pour Mark, et Mark n’aurait pas couvert Russel ; ils n’étaient pas des alliés, mais ils se rendaient des services. L’un et l’autre admiraient ce qu’ils faisaient, quoique les activités du Serpentard fussent infiniment plus secrètes et opaques que celle du Serdaigle. Pour un élève qui ne faisait pas parti de l’organisation de Russel, Mark était probablement l’un de ceux qui en savaient le plus, mais les secrets de Mustang étaient bien gardés et il les respectait.

R.~ C'est pour une partie de cache-cache... J'ai horreur de perdre.


Commander du polynectar à 15 gallions la fiole pour une partie de cache-cache…. Mark sourit à Russel : les sous-entendus étaient toujours l’objet d’un grand jeu entre eux deux, ils aimaient cette manière de communication par non-dits et fausses vérités ; ça leur acérait l’esprit et la vivacité. Mark aimait Russel pour cela aussi : parce qu’il était brillant et que la conversation avec lui était à la hauteur de la sienne.

Mark – « n’oublie pas d’en garder suffisamment pour entrer dans le dortoir des filles »

Le Serpentard était un vrai tombeur : son caractère ténébreux et mystérieux en faisait un piège à fille de tout premier ordre ; le jour où Russel se mettrait à user de polynectar pour découvrir des intimités féminines étaient encore loin d’être arrivé.

Cette commande effectuée le Serdaigle ne put résister à l’envie de briller un peu aux yeux de Russel : c’était là une de ces faiblesses, il aimait obtenir l’approbation de ceux qu’ils considéraient comme ses véritables pairs ; ceux qui avaient l’intelligence acérée et la volonté de s’en servir. Mark ne supportait rien d’autre que les élèves muni d’un potentiel certain et qui par fainéantise pure en finissaient par tout cacher devenaient de véritables larves passant leur journées à ne rien faire qu’un profonde et honteuse glandouille. C’était plus qu’un mépris qu’il avait envers cette sorte de gens, presque un sentiment de colère important : il savait que Russel le partageait en partie.
Mais pour l’heure il en était toute à sa joie de lui montrer la fameuse petite plante.

Mark – « Je te présente mon plus ambitieux projet...»
R.~ ...c'est un...
Mark - « un plant de veritaserum ! »

Russel acquiesça alors de son air toujours bien trop froid, mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres blêmes. Il tendit doucement la main vers les pousses, sans geste brusque, tandis que Mark exposait son projet. Le Serpentard fit une moue presque surprise quant à l'ambition parfaite du Serdaigle qui se jouait devant lui.

R.~ Intéressant, dit-il d'un ton qui se voulait explicite quant à sa future commande.

Le Serdaigle se laissa aller à une petite minute d’autosatisfaction : même Russel, le grand génie de la botanique en était presque admiratif devant sa création ! Mark aimait voir cette lumière d’intérêt qui se mettait à briller dans les yeux de l’autre, car il savait alors qu’il venait d’ouvrir un monde de possibilités chez son interlocuteur et il n’aimait rien de plus que d’étendre ces barrières pour tout un chacun. Mais il ne faisait cela que pour ceux qui s’en donnait la peine et Russel…… Russel était probablement celui qui possédait la plus forte des volontés parmi les élèves.
Et Monsieur Russel allait sans doute lui passer une commande pour ladite plante, oui oui il pouvait lire cela dans son regard. Bonne journée pour les affaires !

Mark – « Quand la qualité sera valable je te préviendrais ; la première dose sera gratuite pour toi, mais j’aimerai que tu me fasses un compte-rendu sur les effets. Evidemment je ne veux en rien savoir à quoi tu vas l’utiliser…….. »


On se comprenait bien entre gens raisonnables.

Bon, il fallait maintenant parler de quelque chose d’un peu moins sympathique.

Mark – « Russel mon vieux, je suis profondément désolé de ce qui s’est passé avec ta mère »
R.~ Ce n'est rien. Almadovar l'a poussée à bout, mais tout se paie un jour, pas vrai ?

Russel haïssait Almadovar, une haine féroce, palpable et réciproque ; chaque fois que les deux personnages se rencontraient on pouvait sentir toute la tension qui s’échangeait entre eux. Mark avait plusieurs fois demandé à Ira et à ses parents le pourquoi de cela. On lui avait fait des réponses laconiques, avant de lui révéler à demi-mots que « c’était compliqué » et qu’il attendrait d’avoir fini Poudlard et d’être un homme pour en savoir plus. Son père avait été un tout petit plus explicite car il avait connu et entraîne Almadovar en tant que Phénixien : l’époque Mustang avait été très dur pour lui et quelque part il y avait un ressentiment qui n’était pas comblé pour Almadovar ; cela se sentait quand le professeur rencontrait Russel et Russel quand à lui…… et bien Russel avait ses propres raisons.

« Tout se paie un jour »….. cette phrase devenait épouvantablement sinistre quand Russel la prononçait, tout simplement parce que Mark savait pertinent que le Serpentard avait bien assez de volonté pour attendre le temps qu’il lui fallait afin que le fameux « jour » arriva.

Il rangeait avec précaution sa plante tandis que Russel se fendit d’un véritable compliment ; il en fut si surpris qu’il fallait laisser choir son pot. Le Serpentard ne faisait jamais de compliment, ou alors une fois tous les 6 mois et encore ! C’était un jour à retenir.

R.~ C'est du bon boulot, ce que tu fais là.

Mark termina de dissimuler son pot, puis alla spontanément serrer la main de Russel ; ce dernier n’aimait pas trop ce genre de contact mais avec le serdaigle c’était un peu différent.

Mark – « je n’ai pas besoin de te dire à quel point j’apprécie ton opinion Russel ; merci mon vieux »

Puis il déplaça sa main pour la poser sur l’avant-bras de son camarade, sans cependant relever la manche et exposait au grand jour la peau du serpentard. Leurs deux regards venaient de se mêler, conscient l’un et l’autre d’une certaine tension.

Mark – « Tout se paie un jour….. comme le professeur Malacci Russel ? Tu connais les versions sur sa mort, et tu sais également ce que je peux en savoir. Quand je t’ai transmis le message ce matin j’ai senti quelque chose sur ton avant-bras ; et tu sais tout comme moi ce qu’il doit y avoir sur un avant-bras….. »

Il se tait, mais il ne bouge pas, pas plus qu’il ne lui serre ou lui retient le fameux avant-bras ; sa main est simplement posé dessus, presque comme dans un geste anodin.

Mark – « dois-je retirer cette manche Russel, dois-je voir quelque chose de particulier sur ton avant-bras ? Ce passe que je t’ai remis pour accéder à la réserve cachée de la bibliothèque, je sais quels livres tu as pu consulter. Des Inferis Russel ? Chez un autre que toi ça aurait été prétentieux….. chez toi ça en devient inquiétant. Il commence à y avoir trop de regroupement pour que je les ignore comme je l’ai fait si longtemps, simplement parce que c’était toi. Mon ami, je crains que tu ne doives me parler un peu, pas beaucoup mais un minimum. »


Il y aussi une autre solution, mais pour Russel et Mark elle s’apparente à une auto-destruction mutuelle ; ils ne peuvent se le permettre, et nul ne peut dire qu’ils le souhaitent.
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