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 les turcs

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Halewyn Coeurd'Acier
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CITATION : Fais moi chier et c'est probablement la dernière chose que tu fera.
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MessageSujet: les turcs   Mer 6 Fév - 15:18

histoire:

L’échec de la deuxième croisade laisse les musulmans libres de se regrouper. Zanki est mort en 1146, mais son successeur, Nur al-Din, affermit la puissance du royaume. En 1169, sous le commandement de Saladin, vizir du calife fatimide du Caire, ses armées prennent le contrôle de l’Égypte. Lorsque Nur al-Din meurt, cinq années plus tard, Saladin lui succède à la tête d’un État musulman qui s’étend du désert de Libye à la vallée du Tigre, entourant ce qui reste des États latins.

En mai 1187, Saladin, à la tête d’une immense armée, envahit le royaume de Jérusalem . Le 4 juillet, il bat l’armée latine à Hattin, en Galilée. Le roi Gui de Jérusalem se rend, avec quelques-uns de ses chevaliers, et a la vie sauve, mais tous les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem sont décapités à proximité du champ de bataille. Dans le sillage de cette victoire, Saladin s’empare de la plupart des forteresses croisées, y compris Jérusalem, laquelle se rend le 2 octobre. Les croisés ne détiennent plus alors, en site stratégique, que la ville de Tyr .

Conscient des intérêts autant stratégiques que spirituels en jeu avec ce recul des chrétiens en Orient, le pape Grégoire VIII proclame la troisième croisade le 29 octobre 1187, déchaînant l’enthousiasme des populations. Trois grands monarques européens y participent : l’empereur du Saint Empire Frédéric Ier Barberousse, le roi de France Philippe II Auguste et le roi d’Angleterre Richard IerCœur de Lion. Avec leurs nombreux vassaux, les souverains forment la plus grande armée croisée depuis 1095. Pourtant, les bénéfices de cette expédition sont maigres. Frédéric, arrivé le premier en Asie Mineure, meurt en Anatolie, provoquant le retour de la majeure partie de son armée. Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion atteignent tous deux la Palestine et réussissent à arracher au contrôle de Saladin une série de villes, dont Acre, le long du littoral méditerranéen en 1191.

Notre action se déroule justement à Acre... En 1191

Votre rôle:

Vous êtes de faction ce jour là. Sentinelles sur le mur Nord, celui assiégé par les croisés. Tout semble calme... Le soleil est de plomb, la chaleur suffocante. Pourtant, sous vos lourdes armures, vous êtes à l'aise. C'est votre ville, votre pays...

Il vous faut défendre les vôtres contre cette chiennaille.

Vous pouvez vous situez dans l'action dans ce topic ci, mettre vos personnages en contexte.

regles:

-Vous incarnez quelques soldats. Tous de sexe masculin.
-Vous gardez vos connaissances et vos souvenirs.
-Les blessures recues au combat sont réelles
-Vous savez combattre à l'épée, les dons naturels restent, mais les sorts utilisant la baguette sont nuls... Vous êtes moldus.
-Vous n'êtes pas capable d'identifier vos copains de classe... Ca ne vous empeche pas d'interagir avec eux cependant.
-Je préconise l'autonomie... Plus vous êtes autonomes plus vous ferez gagner de points.
-Les gagnants de cette bataille gagneront une position de choix pour la seconde partie du cours. Le gblisme sera sévèrement sanctionné. Au 3e avertissement, vous sortirez du cours sur civière.

-Si quelqu'un veut assumer le rôle d'un chef d'unité, libre à lui. Mais un seul hein

-Quand vous juge votre pj assez traumatisé, vous me mp... Je relâcherai alors la pression pour le dit mioche

Turcs.(5)

Boston Mackenzie.
Faiblesse : Trop de sentiments qui s'opposent ce qui la pousse généralement à fermer les yeux et à foncer tête baissée. Elle a aussi une très grande rage, violence inexpliquée.

Autumn June Perkins
Sa pire faiblesse ? Ses sentiments, qu'elle refoule mais qui, au final, reviennent tôt ou tard.

Rose Mandrake-McIllian
Plus grande faiblesse : Manque total de confiance en elle.

Jason Stewart

J'ai oublié de mettre la pire faiblesse de Jason : Vouloir se conformer toujours à l'image que les autres ont de lui (sa réputation de dragueur va,iteux) alors que ce n'est pas ce qu'il est réellement.

Elliot Thomas Slayers
3ème année

Plus grande faiblesse ? C'est un solitaire. Il a du mal à accepter l'aide des autres et simplement par orgueil la refuse pratiquement toujours...et paradoxalement, il veut que tout le monde l'apprécier.
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Boston Mackenzie
Elève en 6ème Année à Gryffondor
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MessageSujet: Re: les turcs   Ven 15 Fév - 16:48

- Non, c'est James, Boston...

Mackenzie soupira, soulagée d’avoir quelqu’un à côté d’elle. Il faisait toujours nuit noire. Plus décontractée et silencieuse, elle se mit à taper du pied gauche. Tout s’enchaîna très vite. Ils étaient tous bruyant autour d’elle. Ils parlaient, criaient. C’était notamment les Serpentards au cœur de ces joutes verbales. Mis à part James qui leur demanda de se taire. Des paroles vite reprise :

- Vos gueules...

Boston fut troublée par cette voix bestiale. Poli, le mec. Et les paroles suivantes furent toute aussi délicates :

- Les crétins à gauche et les lopettes à droite. Ceux qui ne savent pas où ils sont qu'ils y restent...

Une porte claqua. Boston avala sa salive. Non, elle n’aimait pas le noir et savoir que la porte était verrouillée lui donnait l’impression d’étouffer. Mais elle ne bougea pas d’un pouce. Des cris d’oiseaux retentirent. Une odeur lui parvint aux narines. Indescriptible, c’était la plus ignoble qu’elle n’ait jamais sentie. Cette pièce était macabre à souhait. La lumière jaillit. Tellement forte, qu’elle en ferma ses billes bleues. Son pied battait toujours, mais le bruit avait changé, un bruit métallique. Au bout que quelques secondes elle vit enfin le désastre. Un champ de bataille. Elle ravala sa salive. Etaient-ils toujours dans cette sale de classe, obscure au par avant ? Et pourquoi cette scène de massacre. Elle constata que son pied battait sur un visage coiffé d’un casque. Le jeune homme était de type caucasien, jeune, mais avec un petit sourire aux lèvres, malgré le sabre planté dans son ventre. A ses pieds se trouvait un homme, plus typé, avec du sang coagulé au niveau des omoplates. Dégoûtant.

- D'août 1189 à juillet 1191, le siège d'Acre se fait. Les croisés Européens contre les Turcs. Des milliers de morts, la terre imbibe de sang. Des os qui blanchissent. La soif de pouvoir des dirigeants occidentaux cachés sous un faux verni de foi chrétienne. Les turcs et leur musulmanisme... Leur loi du talion, leur préceptes immondes... Deux mondes, deux facons de voir... Bien, Mal... Qu'est ce le bien, qu'est ce le mal... Est ce si important au fond ? Le résultat reste le même au final. Je sais, vous vous en foutez de l'histoire. Surtout moldue. Mais l'histoire se répète encore et toujours. Vous en tirerez la lecon que vous voudrez, j'm'en sacre.

Boston aimait bien l’histoire, surtout moldue. Son père ponctuait souvent ses conversations de références aux mythes grecques. Elle eu un petit pincement au cœur en pensant à lui. Elle vit qu’elle était près de Rose. Elle la gratifia d’un grand sourire. Elle ne voulait pas montrer qu’elle avait un nœud qui commençait à se former.

- J'hallucine ... Merde vous allez pas prendre peur d'un retournement dans le passé ! Moi aussi je peux me transformer en ange de la mort ...
- Ca en serait presque exaltant, tout ça!
- Tout dépend du point de vue sous lequel on se place...La Jihad musulmanne et la Guerre Sainte catholique. Deux visions, deux mondes dont la base n'est qu'une.
- C'est car l'homme est hypocrite que tout arrive. Si l'enflure de Roi de Jérusalement n'avait pas trahis sa parole, tout ça ne serait pas arriver. L'homme aime se détruire. Et puis, ça ne me concerne en rien. Je suis athée.
- Vos gueules, bordel !


Ils parlaient avec une telle allégresse. Personnellement, Boston trouvait ça plutôt flippant d’être dans la même pièce que ce professeur. Mais elle avait envie d’en savoir plus, de voir ce qui allait se passer. Son goût de l’aventure était là. Personne ne pourrait éteindre ces flammes dans son ventre. Elle commençait à s’habituer au paysage, bien que l’odeur ne soit pas plaisante pour son petit nez. « C’est une illusion. Une putain d’illusion. » Sa main caressait sa baguette dans sa poche.

- Si vous voulez sortir du cours, faudra d'abord y survivre les morveux.
- Rassurant...

Survivre ? Elle haussa les sourcils. Tandis que James se postait devant Rose, Isis et elle-même, la jeune gryffondor parcoura de ses yeux une fois de plus ce massacre. Deux groupes. Un champ de bataille. Survivre aux autres. Se battre. La grande spécialité de Boston, bien que risquer de blesser certaines personnes chères à son cœur par obligation ne l’enchantait pas. Le noir revient. Tourbillonnant. Il les enroule. De nouveaux bruits étranges, des supplices. Supplices bientôt repris par les élèves. Boston est à quatre pattes. La douleur la prend aux tripes. Elle est si forte. Elle oublie tout.

Elle ré ouvre les yeux. Il fait chaud, chaud. Son teint est plus basané, ce qui tranche avec ses yeux ronds restés bleus. Des yeux écarquillés en voyant son reflet dans son casque brillant. Ses mains sont puissantes, des mains d’hommes. Dans la gauche, elle sert fermement un yatagan. Sa lame oblique étincelle sous le soleil de plomb. Elle est entourée d’hommes comme elle. Sentinelle sur un mur. Au Nord, pense-t-elle. Ils les voient au loin. Ils arrivent, ils veulent prendre d’assaut la ville. Acre. C’est étrange. Elle se souvient que c’est une jeune anglaise, Boston, du XXIème siècle. Elle est censée être en cours mais elle est là, posté sur un mur, prête à se battre. Oui, il faut se battre, défendre sa patrie, son pays. C’est un homme, un turc. Il tuera s’il le faut. Acre est sa cité. Il voit un premier visage, les Européens parviennent à franchir les murs. Elle enfile son casque. Elle pointe son yatagan sur son menton. Non, elle ne peut pas tuer, non, non… Elle finit par se dire que les blessures ne sont que fictives… C’est le but du jeu. Alors il est prêt. Que le sang des croisés coule !
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Autumn J. Perkins
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MessageSujet: Re: les turcs   Sam 16 Fév - 17:14

    D'accord. Et là, elle devait faire quoi ? Un demi soupir, et la belle brune se releva, sentant la douleur de plus en plus forte. Elle aurait dû s’en douter, avec comme Professeur Cœur d’Acier. Avec toutes ces rumeurs, elle aurait dû y penser. Elle accorda un dernier regard à Nyla, la suppliant de la tirer de là. Sa jambe, aussi endormie soit-elle, lui faisait atrocement mal, à tel point qu’elle avait hâte de partir d’ici. Autumn redoutait la suite. Au fond, tous les élèves savaient que ce n’était que le début, et que le reste allait être on ne peut plus effrayant. Perkins ? Avoir peur ? N’importe quoi. Elle souffrait juste le martyr, mais rien de bien méchant. Ses yeux, couleur océan, se relevèrent en même temps que sa pauvre carcasse, balayant ainsi le terrain, mais rien. Elle ne vit aucune trace de Russel, ni même encore de son cher et tendre. Bordel ! Mais où elle était, là ? Dans une foule de cadavre, et ensuite ? Ca n’avait aucun sens, c’était n’importe quoi. On la surprit à courir, faire le tour d’un endroit invisible. De loin, on l’aurait cru folle à lié, perdue dans un pays qui n’existait pas. Mais si, c’était bien réel. Cette odeur nauséabonde, ces cadavres répugnants. Sa folie du sang s’évaporait à chaque pas tracés sur le sol. Elle titubait, boitait, et étrangement, sa douleur disparaissait. Il fallait qu’elle le retrouve, qu’elle lui prenne la main et qu’ils partent. Mais il n’y avait aucune échappatoire.

    Douce illusion. Aucune porte de sortie, aucune trace d’Aaron. Rien que le bruit assourdissant du silence. Son cœur battait la chamade, elle se sentait comprimée, complètement déboussolée. Elle devait rejoindre Nyla, elle devait rejoindre sa jumelle. Oui, elle le devait. Mais l’idée de le laisser, lui, puis aussi Russel… Tout ça, ça tourbillonnait dans sa tête, l’écrasant d’une force incontrôlable. Elle ne pleurait pas, non, elle n’avait pas le droit. Les larmes, de toute façon, ne pouvaient pas venir ; elle avait trop mal pour laisser parler son pauvre cœur. Elle se remit à courir, sans un mot, hurlant de l’intérieur. Là, elle sentait la douleur. Là, elle savait ce qu’était la souffrance physique. Il fallait qu’elles partent, Nyla et elle. Qu’elles s’en aillent, qu’elles abandonnent tout ça. C’était trop d’un coup. Même si Autumn avait toujours aimé l’aventure et ses nombreuses qualités, le fait de ne pas savoir où elle allait lui faisait peur, trop peur pour jouer le jeu. D’ailleurs, pourquoi elle ne voyait pas Aaron, et pourquoi il était revenu, cet ange noir ? Assez ! Trop de questions, il fallait que ça s’arrête ne serait-ce qu’une seule minute.


    « Bordel ! Il se passe quoi, là ? »

    Autumn glissa sa main dans celle de son amie, jusqu’à déglutir difficilement. Au bout de quelques minutes, elle fut propulsé dans un tourbillon, sentant son cœur partir dans tous les sens. Elle n’osa même pas voir ce qu’il se tramait, préférant fermer les yeux. Au bout de quelques secondes, son corps tout entier s’écrasa au sol, sa jambe lui faisant toujours aussi mal. Elle resta figée durant quelques minutes, tâtant le sol de ses mains lourdes. Elle releva la tête peu de temps après, désirant voir où elle avait atterrit. Il n’y avait plus cette odeur, ni même ces cadavres. Elle était entourée d’hommes, tenait même la main d’un homme. Un terrain vague, une chaleur pesante, une amure lourde et cette épée à ses pieds. La jeune Serpentard tourna les talons, contemplant toujours l’homme à côté d’elle. Elle n’osa rien rétorquer, de peur de dire quelque chose de travers. La petite brune se contenta de se baisser et de ramasser l’épée, la contemplant comme ci sa vie en dépendait. Oui, à cet instant là, elle se doutait bien qu’au fond, sa vie ne dépendait que de cette épée. Un soupir, le dernier, et la belle remarque, avec stupeur, que ses mains sont différentes. Non, ce n’était plus ces mains de pianiste, ces mains fines et petites. Elles étaient écorchées, maltraitées. Tout comme le reste de son stupide corps.

    Alors comme ça, en plus de devoir se battre, elle était devenu un homme ? Elle gloussa, écarquillant lentement les yeux. Ces cadavres, tout au début, étaient-ils bien réels ? Est-ce que c’était…eux ? Non, impossible. Le professeur Cœur d’Acier n’avait pas le droit, c’était de l’acharnement pur et dur. Jamais, ô grand jamais, la jeune Perkins n’allait se laisser prêter au jeu. Et puis quoi, encore ? Si cet homme à côté d’elle était bien Nyla, où était Russel, et où était Aaron ? Ils devaient s’entretuer ? Ils devaient se battre, s’acharner pour sauver leur peau ? Oui, ça lui plaisait. Elle aimait bien ça, combattre et faire souffrir. Le problème n’était pas là, le problème était loin, très loin d’ici. Il se cachait peut être sous d’autres traits, sous une amure et un déguisement différent du sien. Stupide, oui. C’était entièrement ça. Stupide et malsain. La jeune femme, transformée en homme répugnant, était devant une chose qu’elle n’avait pas encore envisagée ; tuer, quitte à blesser les siens, et se faire tuer. Foutaises. Son cœur, pourtant si volage et si fuyant, s’était remit à battre, désirant voir le sang couler le long de sa lame, se mélangeant lentement à la terre sèche. Elle lâcha un rire moqueur, jusqu’à avancer, titubant toujours autant. Maintenant, elle n’avait plus qu’à trouver le moyen de ne pas blesser ses Anges. Maintenant, il n’avait plus qu’à combattre pour sa patrie, et venger les siens.

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Nyla L. Leafgreen
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MessageSujet: Re: les turcs   Mar 19 Fév - 18:06

    - Ca sent le "Kebab" ... Miam !



    Autunm venait de glisser sa main dans la sienne, Nyla était libérée. Pourtant elle cherchait désespérément les autres du regard. Mais rien à faire, ce stupide Coeurd'Acier les séparaient à tout prix. Mettre en danger les autres ... Iranoé était-elle au courant de tels agissements ?! Et s'il y avait des morts ?! Nyla ne pouvait tous les protéger, ses épaules n'étaient pas assez larges pour être partout à la fois. L'odeur du sang était accroché aux molécules de Nyla, ne le sentait-elle pas assez souvent pour qu'il la souille ici aussi et sans préjudices. Le professeur les insultés encore, montrant toute son arrogance et son dédain, Nyla le détestait comme certaines de ses connaissances. Jamais elle ne le laisserait exercer de tels cours étranges et surtout aussi violents, tous n'étaient pas des hommes durs et forts ... tous n'étaient pas comme elle et ne craignant pas la mort tenterait de sauver sa peau et celle des siens. Son cœur ne battait plus calmement, sa main dans celle d'Autunm, elle tenta de l'attirer contre elle pour sentir sa chaleur et son parfum, qu'on la rassure un peu. Le pire était encore à venir et les noirs desseins du professeur de firent de plus en plus net. Parler des Croisades d'antan ... de ces guerres saintes inutiles et idiotes ... une nouvelle guerre sainte prenait forme à notre époque et personne n'était assez mure pour le comprendre. Peut-être était-ce l'entreprise du professeur, d'ouvrir les yeux de la nouvelle génération.

    Soudainement le sol disparu ... Nyla se mit à tomber tout comme son amie Autunm. Serrant sa main de toutes ses forces, une aura poignante lui donna un tel coup qu'elle du lâche son amie ... le noir fut total après cette perte et la chute fut des plus dures. Son corps ne s'était pas rompu par Miracle, autour d'elle une nuée de sang, d'ombre et de tourments. Dans son cœur ... une étrange sensation qu'elle n'avait jamais ressentie... se battre pour un pays, pour une religion ?! Nyla n'avait ni dieu ni maître et personne ne pouvait prétendre la contrôler. Pourtant toute sa volonté était autre en cet exercice des plus étranges. Sur son corps ... elle sentait la douceur d'un linge de corps de soie finement drapé, au dessus de ce soulagement était une lourde cuirasse protectrice mais dévastatrice également. Pourtant la jeune femme pouvait la porter avec plus d'aisance qu'elle ne l'aurait imaginé. Délicatement, elle dessinait ses courbes de ses mains gantelées. Comprenant qu'elle n'était plus réellement la même. A ses hanches une ceinture de cuir ou trôné un sabre incurvé, une chimère Turcs, le Fléau du Croisé... Nyla comprenait soudainement ... le professeur les avait séparé en deux groupes pour mieux les dessouder. Espérant qu'il pourrait se jouer de leurs peurs en les mettant face à face.

    Nyla soupira simplement, laissant son regard pénétrer dans l'horizon. Alors que le soleil se levait doucement ... les Remparts Nord se faisaient de moins en moins calme. De nouvelles apparitions se firent. Bientôt le compte se multiplia, au moins ils auraient de quoi tenir ... Personne ne semblait apeurer, personne ne pouvait croire en la suite des événements. Mais c'était en comptant sur l'histoire dont Nyla était une fervente adoratrice. La dernière croisade contre Saladin fut la pire de toutes. A jamais ils voulurent que Jérusalem soit leur pour en faire la capitale de leur Culte... alors que les Chrétiens sous l'étendard du Roi des Anglais ne voulaient rien entendre. Alors ils voulaient les voir se saigner mutuellement ... et comprendre jusqu'à quel point leur envie de gloire et leur sagesse les mèneraient . C'était sans doute sage mais aussi dangereux. Car Russel ne ferait aucun cadeau et Nyla non plus. Elle blesserait ses ennemis pour conforter ce sentiment de Patrie qu'elle n'avait jamais rencontré auparavant...

    Une craindre demeurait ... y aurait-il des morts par la faute du Professeur ?! Des amputés ? Assumerait-il l'orgueil de son cours ... Nyla se chargerait de lui faire payer par tous les moyens ... surtout si Autunm était blessée.


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Mark De Hurlevent
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MessageSujet: Re: les turcs   Mar 19 Fév - 20:47

St-Jean d’Acre, 1191, Terre Sainte du Royaume de Jerusalem, IIIème Croissade




- « Allaaaaaaaah Wakbah, Allaaaaaaaaaaah Wakbah, Allah Wakbah ! «



C’était un soleil de plomb, plus qu’infernal, qui venait éclairer le milliers d’hommes qui allaient s’entre-égorger d’ici quelques minutes ; la plupart, sinon même la quasi-totalité, était venu comme l’on répond à l’appel de Dieu et c’était pour ce même Dieu que le sang coulerait aujourd’hui, afin que Sa Volonté soit faite. Allah Wakbah, Dieu est grand.

La forteresse de St Jean d’Acre était le dernier bastion de la chrétienté en terre sainte, l’unique place où les croyants du Christ défiaient les disciples de Mahomet sous l’œil du Dieu unique. Et ainsi en serait-il jusqu’à la domination de l’un des groupes sur l’autre, à moins, chose quasi-irréelle, qu’un équilibre ne finisse petit à petit par se créer. Le lieu occupé par les chevaliers chrétiens était éminemment stratégique : avec sa haute vue sur la vallée et sa grande proximité à l’un des plus grands ports de la côte la forteresse était un verrou ; nul ne pouvait y faire passer une grande armée sans entrer dans le champ d’investigation de la place. En cas d’invasion maritime la contre-attaque pouvait être foudroyante, et dans le cas contraire la forteresse permettait de sécuriser une tête de pont épouvantablement menaçante pour quiconque dirigeait le royaume. Enfin, et surtout, St Jean d’Acre était la ville la plus fortifiée et la mieux équipée après Jérusalem, Jérusalem dont elle protégeait le flanc sud et fermait finalement le pays à toute incursion ; mais maintenant que Jérusalem était tombée s’était donc sur St Jean d’Acre seule que se déroulerait tout le poids de l’attaque. Il n’y avait plus d’alternative : il faudrait repousser les assaillants ou mourir.

Aujourd’hui s’écrivait l’une des légendes de St Jean d’Acre ; des siècles plus tard la forteresse tiendrait en échec le plus grand général de son époque, Napoléon Bonaparte, et lui signifierait la fin de sa conquête d’Egypte. C’était pourquoi, même seule contre tous, cette place et cette ville pouvaient écrire l’histoire dans un sens que nul n’aurait jamais prévu ou prévenu. A la grâce de Dieu.


***********

Mark De Hurlevent ouvrit finalement les yeux, et se dépêcha de s’appuyer au rempart pour ne pas tomber : le « voyage » lui avait laissé une sensation très désagréable de déséquilibre et de désorientation profonde, l’envie de vomir n’était pas très loin mais il finit par se maîtriser. Petit à petit il se redressa et découvrit le spectacle qui lui faisait face. Il était dans une armure, où plutôt une armure munie de cote de maille, posté sur un rempart avec de nombreuses autres sentinelles dont certaines lui semblèrent également désorientées mais il ne reconnaissait aucun visage. Devant lui s’étendait une immense armée aux couleurs frappées d’un croissant en or ; quelque chose faisait lentement écho en lui, alors qu’il se retournait il comprit qu’il était dans une forteresse dont l’insigne était elle celle d’une croix. Donc finalement c’était bien vrai : il était une sentinelle dans un moment de guerre, et l’armée fasse à lui était venu pour les tuer. Ambiance…..

« Geoffrey de Syracuse ? Et bien, nous vous écoutons ! A votre avis, quelle va être leur stratégie ? »


Plait-il ? Geoffrey-Machin ? Mark mit un petit moment avant de comprendre que 1) on s’adressait à lui, 2) il y avait plusieurs autres gars encapuchonnés qui attendait, avec un sérieux mortel, qu’il parle. Hale l’avait-il mis dans la peau d’un stratège, d’une sorte d’expert ? Mouais, ça semblait un peu trop beau…… En attendant les autres gars s’impatientaient.

Il porta à nouveau son regard sur l’armée derrière les murailles ; y’avait-il certain de ses camarades là-dedans ? C’était fort probable, tout comme d’autres avaient pour charge de défendre la citadelle. Mais alors, si ils en venaient à se battre et si ils se blessaient est-ce….. ? Bon, du calme ; on respire profondément : tout ceci était seulement un cours, une simulation en soit. Percutante d’accord mais ce n’était pas comme si il allait tuer des gans finalement. Donc, c’était simplement un exercice, rien de plus. Allez, on réfléchit et on dit quelque chose d’intelligent

Mark-Geoffrey – « Ils sont nombreux, beaucoup plus que nous…… Ils pourraient vouloir attaquer simultanément en plusieurs endroits à la fois, ce qui nous forceraient à épuiser toutes nos réserves d’hommes pour les contenir ; c’est la stratégie la plus rapide : frapper un coup fort et longtemps pour qu’on s’écroule. Mais leurs pertes seront très importantes, et si l’attaque échoue ils nous auront donné le temps de recevoir des renforts de contre-attaquer. Même si ils prennent la cité de cette manière leur armée sera diminuée……. Tout dépend de ce qu’ils compte faire après. »


Or la 3ème croisade était donc lancée, et pour peu que de nouveaux chrétiens débarquent dans les jours ou les semaines suivantes ça tournerait très vilainement en faveur des turcs lors d’une prochaine bataille. Sans compter que si ils laissaient des troupes dans la forteresse ils en seraient d’autant diminuer…… Non à la réflexion Mark estima que leur adversaire serait plus intelligent.

Mark – « ils ont plus de temps que nous mais ils doivent penser à l’avenir et l’arrivée des nouveaux croisés……. Je pense plutôt qu’ils vont focaliser et concentrer leurs forces sur notre point le plus faible et attaquer jusqu’à ce que nous rompions. » Il remarqua qu’un des murs de la citée était mal en point, simplement tenu par des renforts et des poutres en bois ; si Saladin le savait il attaquerait là. Mark désigna l’endroit « là, c’est là qu’ils frapperont : nous devons leur l’illusion de laisser nos troupes un peu partout et secrètement nous allons tout masser derrière le mur. Ce sera du corps à corps, mais ils ne passeront pas »


Voilà, y’avait plus qu’à comme dirait l’autre ; c’était intéressant finalement la guerre : en soit il suffisait de deviner ce que l’autre allait faire. Pas bien compliqué pour un Serdy. Un homme se mit cependant à parler à Mark, avec une voix très froide et presque meurtrière….

Homme Noir – « si vous avez tort alors la citée sera massacrée et ce sera de votre faute ; souvenez-vous en »


Pendant un petit instant le fils De Hurlevent se demanda si ce n’était pas Halewyn qui l’avait ainsi réprimandé ; non, sans doute se faisait-il des illusions, et puis de toute manière il était plutôt sur de lui sur ce coup. Inch’Allah
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